Cycle « Dix femmes, dix danseuses du monde »

Le Centre Mandapa présente « Dix femmes, dix danseuses du monde », un événement organisé en soutien de la Journée Internationale de la Femme. Du 5 au 15 mars, un cycle de huit spectacles met à l’honneur la création et la danse grâce à des danseuses inspirées par des traditions différentes. Une véritable invitation au voyage qui mêle l’héritage des danses anciennes à la contemporanéité du mouvement.

Innovantes, ces artistes le sont à plus d’un titre. Kadek Yulia Moure propose d’abolir les frontières du temps avec une chorégraphie nouvelle, apportant une stylisation aux traditionnelles danses indonésiennes.

Au même titre, Eléonore Grenelle joue avec les traditions dansées en mettant en perspective les enseignements des maîtres Debaprasad Das et Madhavi Mudgal. Les gestes venus d’héritages différents se rejoignent dans l’expression de sa danse.

Cette inventivité, c’est aussi celle d’Isabelle Anna et de sa Compagnie Kaléidans’Scop qui incarnent la pluralité des archétypes féminins par le mouvement de la danse Kathak.

La danse est peut-être une réponse du corps à une problématique intérieure. L’expression du danseur met l’accent sur son émotion. C’est peut-être une autre forme de langage, tournée vers la justesse et la sensibilité du geste, que recherche Yoko Sobue en dansant le Jiuta maï. L’héritage de cette danse de cour, développée principalement autour de Kyoto, assurerait la transmission d’un langage du corps et du mouvement.

Ne s’enfermant pas dans une forme d’art unique, ces artistes construisent souvent des correspondances entre les expériences sensorielles. C’est le cas de Lolie Vernet-Senhadj qui, avec la collaboration de Kyoko Sahazaki et Nicolas Derolin, façonne son univers grâce à un dialogue entre les mouvements de la danse, les sons de la musique et les couleurs de la peinture.

D’ailleurs, selon Maroussia Vossen, qui interprétera son « Tour de danse », « Depuis toujours, je suis touchée par tout ce qui s’écoute : du silence, aux sons, aux musiques les plus variées, aux chansons… ».

Shakuntala quant à elle, s’exprime au travers des chorégraphies de poèmes dansés – les padams – du maître Sri Ellapa Mudaliar. L’art de l’expression, appelé Abhinaya, nait de la rencontre entre la musicalité, le rythme et le mouvement.

Le mouvement ne saurait naître du néant, il se nourrit d’une énergie et d’une émotion. La danse d’Alexia Martin incarne quant à elle une quête. Une quête à travers le corps, à travers l’ivresse du mouvement, du cœur battant de la ville. Sa danse, nourrie par ses rencontres spirituelles et urbaines, s’inscrit entre couleurs, musiques et paysages.

Billetterie Weezevent